Le paradoxe économico-écologique

Publié le 14 août 2013, dans Allemagne 2013
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Nous vivons une époque pleine de paradoxes (ou de défis, question de point de vue) :
- obtenir une agriculture autosuffisante biologique pas chère
- parvenir à une mondialisation protectrice des économies locales
- accroître un système de communication entropique moins gourmand en énergie
- atteindre un individualisme plus social
- relancer la croissance avec un développement durable
Nous sommes sans cesse tiraillés entre réalité économique et conscience écologique. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ce phénomène est exacerbé en plein cœur de l’Europe. L’Allemagne est un pays fondateur, avec un passé et une économie forts, qui semble faire beaucoup d’efforts tant au niveau économique qu’écologique. Quelques images fortes nous ont suggéré cette réflexion, comme une agriculture intensive au service de l’élevage qui côtoie des éoliennes et panneaux solaires symboles des énergies renouvelables.

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Nous voilà donc en république fédérale d’Allemagne qui sur cette partie reste identique au sud du Danemark, à savoir de nombreux champs, ainsi que les constructions en briques avec toits de chaume.

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Nous longeons donc la mer des Wadden qui est une zone côtière dont certains sites sont classés patrimoine mondial. Le rivage de la Basse-Saxe a été en partie façonné par la main de l’homme en asséchant les lieux et en canalisant les eaux. Cependant sa très faible altitude, proche du niveau de la mer, rend cette zone fortement inondable ; on ne peut l’oublier face aux nombreuses digues qui constituent les fameux Polders où les moutons et chèvres paissent en toute quiétude.

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La véloroute « North Sea Cycle Route » longe la mer du nord au plus proche, même s’il est agréable de la suivre sur certaines portions, nous bifurquons assez régulièrement vers les terres histoire de couper au plus court et d’éviter les nombreuses rafales de vents démoralisatrices. De même cela nous permet de diversifier les paysages et de découvrir quelques villes à l’ambiance sympathique comme Tönning par exemple.

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Nous poursuivons vers le sud où nous essayons de trouver quelques pied-à-terre chez des habitants histoire de souffler un peu. Chose pas évidente lorsque l’on n’a pas accès à internet pour utiliser les réseaux Couchsurfing et Warmshowers. Contrairement à ce que l’on pouvait s’imaginer, il était beaucoup plus facile de trouver du WiFi public gratuit dans les pays du sud qu’ici. Alors nous traversons d’autres villes de petite importance dans l’espoir de se connecter au monde virtuel, sans succès ; la richesse du pays se traduit aussi par des services payants beaucoup plus individualistes.

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Nous avalons les kilomètres et prenons les routes les plus directes comme le long du canal de Kiel qui offre un tracé rectiligne pratique pour nous comme pour les énormes cargos de marchandises.

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Pas de doute, à la vue de ces grands axes de communication maritime nous approchons un des plus grands ports européens, celui de Bremerhaven où un contact Warmshowers nous attend. Véritable poumon de la ville, les quais pour les porte-conteneurs sont innombrables, et l’infrastructure ferroviaire est omniprésente notamment pour le transport des fameuses automobiles « made in Germany ».

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Nous débarquons donc nous aussi chez Manuela qui nous accueille chaleureusement dans sa nouvelle maison qu’elle occupe depuis peu. En effet, également voyageuse au long-cours à vélo, elle a acheté cette maison juste avant de partir 1 an vers l’Amérique. Nous arrivons quelques semaines après son épopée et passons de très agréables moments à échanger sur ce qui nous fait vibrer !

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C’est l’occasion pour nous de reprendre notre casquette de touriste et de visiter les environs. La première journée est consacrée à la découverte de Bremerhaven avec son centre à l’allure très dynamique qui cache bien la pauvreté de la ville. En effet, la forte industrialisation locale en perte de vitesse favorise le chômage. Cela passe complètement inaperçu pour nous lorsque nous découvrons une architecture plutôt moderne à l’allure Dubaïote.

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Nous passons donc une grande partie de la journée à visiter l’incontournable de la cité, à savoir la Maison du Climat. Musée qui a ouvert ses portes en 2009, ce bâtiment à l’apparence contemporaine renferme un petit joyau de communication sur le climat et l’écologie.

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Difficile d’en découvrir tous les aspects en une journée, nous passons d’abord par la visite de l’exposition temporaire sur le Jurassique pour le plus grand plaisir de Timéo.

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Puis continuons par la découverte de l’exposition permanente qui se veut proche d’une attraction. Bremerhaven se situant sur le 8° Est de longitude, nous retraçons le cheminement d’un voyageur qui a parcouru le tour de la planète le long de ce méridien. Bien plus qu’une présentation audiovisuelle et usuelle des pays visités, nous voyageons véritablement à travers de véritables décors où le climat local est reconstitué.

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Forts de toutes ces informations, nous ressortons un peu plus alertes sur la situation écologique actuelle. Seulement voilà, à l’image du titre de cet article, nous passons par la passerelle permettant d’accéder au centre-ville et découvrons avec une certaine amertume la réelle situation économique et sociale commune à toutes les grandes villes : un système poussant à la surconsommation !

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La deuxième journée est consacrée à la ville de Brême. Nous choisissons les rails pour atteindre cette agglomération à l’ambiance agréable.

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Inspiration emblématique des frères Grimm, avec le conte des Musiciens de Brême, la ville arbore de nombreuses sculptures leur rendant hommage.

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Mais Brême ne se réduit pas à cela, bien au contraire, nous nous délectons des constructions plus ou moins gothiques qui entourent les nombreuses places.

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Petit passage obligé par la cathédrale.

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Et c’est armé de son tout nouveau sac à dos que Timéo arpente les rues de la vieille ville avec ses petites ruelles pittoresques un peu chargées en cette saison.

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Le temps de passer un coup de fil important, et Timéo repart à la rencontre des autochtones. La journée aura été bien remplie !

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Nous reprenons donc la route contre vents et marées (enfin surtout contre le vent) où les aéromoteurs d’époques et de genres différents nous alertent sur la suite de notre périple vers l’ouest, direction les Pays-Bas.

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8 Réponses à “Le paradoxe économico-écologique”

  1. Raymonde août 14, 2013

    Je remarque le joli sac à dos de Timéo pour promener son nouveau chien, difficile le vent dans le nez pour avancer, bon courage à vous 3, on pense à vous, bises .Mamie

  2. Toutoun août 15, 2013

    Comme je suis jaloux je fais remarquer que vous avez un très joli bronzage de pieds :D !
    Des bisous !!

  3. Tatal août 16, 2013

    Ma parole, c’est beau ce pays, cet article est frais, vos mines colorées, l’ensemble comme un compte merveilleux. Odyssée nomade. Bisous amis !

    P.S. : où sont les filles topless ?!

    • Six Pieds sur Terre août 16, 2013

      On n’a pas vu de filles topless en Allemagne, mais ici à Amsterdam nous sommes dans la ville où tout est permis, alors qui sait ce que nous allons voir …
      Bisous

  4. Jacky août 18, 2013

    Je ne comprends absolument pas qu’on puisse porter attention aux paradoxes, aux choses qui posent questions, à notre avenir… Et à celui de Timéo !
    Je désapprouve complètement ce blog révolutionnaire !

    Continuez bien les amis

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