Penser au retour

Publié le 28 août 2013, dans Allemagne 2013
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Depuis que nous avons quitté notre point le plus austral en Suède, nous ne pouvons nous empêcher de penser au retour. Déjà parce que depuis ce point nous entamons un véritable retour géographique et cessons de nous éloigner de notre point de départ. Mais aussi parce que cette échéance du voyage conditionne nos choix. A vrai dire le retour fait partie du voyage depuis le début, c’en est une composante essentielle.
Car sans retour, y a-t-il un voyage ?
Tout dépend de votre mode de vie nous direz-vous, car les nomades, eux, voyagent en permanence. Mais l’homme a depuis toujours cherché à se sédentariser, ainsi va son évolution et l’héritage que nous en avons.
Alors que signifie rentrer ?
Quand nous nous posons mutuellement la question, plusieurs réflexions ressurgissent. Une chose est sûre, revoir nos familles et amis nous paraît indispensable, car même si eux nous suivent régulièrement, ce qui est une bonne chose avec les moyens de communication actuels, nous avons de notre côté moins d’informations ; le contact humain avec nos proches nous manque.
Rentrer est également synonyme de se raccrocher avec un mode de vie que nous avons bien délaissé. Retrouver une vie en société faite de règles contraignantes pour atteindre un niveau de vie confortable ; mais est-ce que le présent est inconfortable ?
Trouver, ou reprendre une activité rémunératrice pour subvenir à ses besoins ; mais quels sont nos besoins ?
En tout cas, notre envie de voyager ne s’est pas estompée, que ce soit juste à côté, ou à l’autre bout du monde, il y a tant à explorer. Chose que nous continuons à faire et à défaut d’avoir une maison qui nous attend à notre retour, voici une petite présentation de notre habitat de nomade.

Présentation de notre espace de vie par Timéo from sixpiedsurterre.fr on Vimeo.

Nous voilà donc de retour en Allemagne avec pour objectif Cologne ; l’idée étant de suivre l’Eurovélo 15, qui longe le Rhin, pour revenir en France. Et comme nous ne sommes pas fans du tourisme industriel, nous avons préféré éviter la Ruhr et gagner le Rhin en amont de cette mégalopole Européenne.
Sur la route, nous faisons une halte au château de Dyck. Idéalement situé à mi-chemin, nous déjeunons puis partons à l’assaut des jardins impeccablement entretenus à bord d’une petite carriole pour Timéo (mais remarchera-t-il un jour ?). Nous apprenons peu de choses, car à l’instar des attractions touristiques en France, ici tout est en Allemand. Mais la balade sous un soleil de plomb nous apporte une fraîcheur salvatrice.

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A l’intérieur, une exposition photographique de jardins et paysages nous attend pour contempler l’architecture intérieure.

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Nous reprenons la route, et au vu des centrales nucléaire encore en fonction, on sent qu’on approche.

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On fait au plus vite !

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Köln (Cologne en français) est une ville qui a subi les dégâts des bombardements de la seconde guerre mondiale, n’y comptez pas voir d’anciennes constructions, mais plutôt de grandes avenues piétonnes dans le centre-ville entourées de magasins en tout genre.

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Le shopping est peut-être la seule véritable attraction de cette métropole, à tel point que nous y avons découvert le plus grand espace en équipement outdoor que nous ayons vu jusqu’à maintenant. Il s’étale sur 4 niveaux avec même une piscine pour y tester le matériel aquatique.

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La seule chose qui a véritablement survécu aux conflits est la cathédrale qui paraît-il a été épargnée car elle servait de repère géographique aux militaires. Par conséquent, nous pouvons admirer cet édifice religieux gigantesque et bien mis en valeur.

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Il aura fallu environ 600 ans pour le terminer dans un style gothique flamboyant du plus bel effet.

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Autre curiosité touristique, le pont ferroviaire embarque depuis 4 ans une impressionnante collection de cadenas. Ici, comme partout ailleurs, les couples scellent leur amour en y accrochant un cadenas ; certains sont colorés, d’autres sont gravés, il y en a des imposants, ou des plus discrets, un véritable business pour certains marchands.

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Nous voilà donc sur la véloroute du Rhin qui va nous tenir compagnie pendant plusieurs jours. La route est bien aménagée, quoique parfois un peu étroite pour se croiser et déformée par les racines des arbres, mais elle est très facile à suivre et extrêmement plate. Car on le voit bien, le relief aux alentours change, nous amorçons la traversée du massif des Ardennes, ce qui n’est pas pour nous déplaire dans ces conditions.

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Nous passons furtivement dans la ville de Bonn. L’ancienne capitale de la RFA ne nous séduit pas plus que cela sur notre passage et faut dire qu’après Amsterdam, ces villes nous paraissent bien fades.

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Nous remontons le fleuve, où les châteaux commencent à faire leurs apparitions, et passons à Coblence où la Moselle se jette dans le Rhin.

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A partir de là, nous entrons dans ce que l’on appelle communément le Rhin romantique qui a été classé par l’UNESCO sur 67km, ce qui représente seulement 5% de sa longueur totale. Et qui dit romance, dit pluie si chère aux amoureux qui se blottissent sous leur parapluie. Amoureux nous le sommes, et même si nous nous imaginions des paysages pluvieux en Allemagne nous préférons le soleil : tant pis, à nous la grisaille !

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Dommage que la lumière ne soit pas idéale pour embellir cette partie du Rhin qui porte bien son nom. La vallée très étroite entourée de montagnes donne une ambiance très sympathique où l’on peut voir les spécialités locales :
- Des maisons à colombages

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- Des châteaux et édifices massifs

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- Des villes pittoresques

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- Des légendes, comme celle de la Lorelei

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Nous prenons le temps de nous sustenter avec ce que nous offre la nature : des fruits de la ronce. Car oui depuis la Grèce nous faisons la différence entre la mûre, fruit du murier que nous avons pu tester là-bas, et le fruit de la ronce qu’on appelle communément mûre.

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Une fois le plein d’énergie effectué, nous quittons la zone classée pour visiter deux villes qui valent le détour selon les informations que nous avons glanées sur le site internet de la véloroute du Rhin. Nous arrivons donc à Rüdesheim après quelques détours et nous nous posons au camping avec amertume afin de pouvoir laisser notre monture le lendemain matin pour faire un tour en ville. En effet, payer 20€ pour avoir un carré de pelouse, des toilettes et de l’eau c’est bien trop cher, et à ce prix-là, la douche est en sus, 1€ pour 5mn. Nous avons vraiment le sentiment de nous faire voler si on compare à ce que l’on pouvait avoir en Grèce par exemple pour beaucoup moins cher, ou même mieux en Suède ou au Danemark où l’on peut parfois y trouver les mêmes services gratuitement !
La ville ne présente pas de grands intérêts à part une charmante petite boutique d’objets de décoration de noël et une ruelle renommée.

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Puis nous terminons par la visite d’Eltville dont l’ancien bourg a été conservé et restauré dans son aspect traditionnel. La limitation du trafic rend la balade agréable entre les différentes allées et le parc du château agréablement fleuri.

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Nous approchons de Mainz (Mayence) avec normalement la fin de l’épisode pluvieux pour quelques jours.

Dernière énigme pour obtenir le dernier indice de notre chasse au trésor :

- Combien avons –nous visité de sites classés au patrimoine mondial par l’UNESCO jusqu’à aujourd’hui ?

 

12 Réponses à “Penser au retour”

  1. Matthieu août 28, 2013

    J’ai bavé en voyant les étalages de bretzels… on se refait pas !

    Ma réponse à l’énigme est : 37 ! Ne me demandez pas d’où je tire cette info, mais je suis sûr de moi ;)

    Bises et bonne route !

  2. Tatal août 28, 2013

    C’est un jeu pour moi !
    En comptant les sites naturels comme l’étna ou la mer des wadden, et partant que vous êtes allés voir ceux qui étaient sur votre chemin : 24 (plus ou moins 0) !
    Mais j’hésite pour un… Bref… Vu que je suis à deux doigts de trouver la contre-marque, pas la peine que les autres continuent à chercher. Hihi.

    • Six Pieds sur Terre août 28, 2013

      Tu as l’air bien sûr de toi pour l’enigme … mais les a-t-on tous visités ? Où avons nous fait des détours pour en voir d’autres ? La réponse bientôt.

  3. Rik le Viking août 28, 2013

    Vous avez visité 266 sites.
    Au moins.

  4. Tatal août 29, 2013

    Nan, mais je bluffais pour décourager les concurrents. Il faut savoir que de mystérieux trous apparaissent un peu partout en pays de retz depuis un certain temps. Les autorités sont à cran et les autochtones parlent de phénomènes paranormaux. Pour ma part, j’y vais à la dynamite. Dite adieu au château de pornic (ça c’est un faux indice pour les concurrents encore).
    Sinon, je remarque que c’est Timéo qui regarde vers l’appareil quand vous vous prenez dans le miroir, alors que les parents s’auto-regardent. Tim a tout compris. Je remarque aussi, que durant tout le voyage, Tim a passé de nombreux coups de téléphone en cabine. Les vieilles méthodes de l’espion sur le terrain…
    Pour finir, puisque Tim est la star, un grand bravo pour cette visite guidée très dynamique du campement. D’ailleurs, est-ce que Tim ne pourrait pas faire les photos et écrire le blog une fois ?
    Mais je fauterais si je ne rendais pas hommage à Max, dont les réflexions en début de chaque posts seront bientôt réunies pour la rentrée littéraire dans l’ouvrage « L’Art du Voyage – 2 qui pédalent, 1 qui s’amuse ». En tout cas, j’apprécie toujours ces morceaux d’ambiance philosophique.
    Et quid de la bronzée Elo, qui accomplit en permanence le travail invisible mais in-dis-pen-sa-ble de cuisinière, femme de ménage et de couturière et de mère à la tente. Mais surtout de guide spirituelle pour ses deux hommes !
    Des bises !

    N.B. : vous vouliez des nouvelles de vos amis ? voici…
    Frustré par tous ces mariages en série, Tatal a décidé de subir une opération pour avoir des ailes dans le dos. Jey, le prenant mal, mais toujours très en avance en matière de technologie, implante l’internet 3.0 dans le cerveau de Gaby, ce qui lui vaut les remontrances d’Aurélie qui en appelle à Jaak pour faire entendre raison à cette folie. Dans la confusion, le designer kidnappe la jeune enfant et se réfugie dans le château fort de ses amis à Tigre-sur-Océan. Mélanie n’ayant par reçu le corbeau-messager qui devait l’avertir du plan machiavélique de son futur époux, crois que ce dernier est devenu fou et a pris en otage David et Elo. Qui en fait sont totalement d’accord avec ce plan, puisque finalement l’internet 3.0 est aussi copié dans les cerveaux d’4rthur et de Mar9aux. Ainsi, avec Gab7, ils forment une entité incontrôlable qui est sur le point de créer le redouté internet 9.0, un internet à la limite de l’auto-conscience et qui voudra détruire le monde. Car plus on est puissant et conscient, plus on devient fou.
    En tout cas, Aurélie & Jey – qui s’est aperçu de son dérapage de savant fou – et Mélanie assiègent le château de la maison Compain. C’est alors qu’arrive la maison Grasset de Vendée, Olivier arborant un corbeau qu’il a chassé à l’arc, avec un message dans le bec. « Chérie Bibi, Gaby a développé des super-pouvoirs de designer, mais elle surchauffe un peu la pauvre enfant, je l’emmène à la mer chez Bidou & Bidoue, rejoins-moi vite. J’te love, j’te kiss. Ton Jackou Croquant. »
    Puis Céline sort de nombreux autres corbeaux de ses poches, alors qu’Olivier mange sa brioche, dont un qui disait (enfin, dont le message disait) : « Chers Lélie & Jey, vous inquiétez pas, je fais un petit tour avec Gaby en terres normandes, histoire de se rafraîchir, il parait qu’il neige là-bas, on est fin août. Je vous la ramène dès problème résolu. J’vous kiss. Jaak (prononcer « geaque »). »
    Tout s’explique ! Et maintenant que tout le monde est sous la neige à faire des barbecues, les uns et les autres décident de faire la paix. C’est précisément à ce moment-là que le système dérapa. En jouant à angry birds, mais avec de vrais oiseaux et de vrais cochons, les trois enfants 3.0 firent fusionner leurs lignes de codes, engendrant le début de la conscience d’internet, et donc bientôt la fin de l’humanité. Heureusement, le téléchargement étant en bas débit, Toutoun eu le temps d’arriver du sud, armé de sa Fred corsée de pastis, et d’anéantir la pseudo-individualité du net à l’aide de son rayon de la mort, ce qui entre nous n’a rien de très scientifique.
    Toujours est-il que les enfants furent libérés de l’asservissement stérile du Net, car celui-ci s’était effondré partout sur la planète, Toutoun & Fred, n’y allant pas de main-morte. Une nouvelle ère s’ouvrait pour tous, où les corbeau-messagers pourraient de nouveau voler joyeusement dans la mer et nager dans le ciel (leur chasse étant de nouveau interdite). Le beau temps revint pour quelques heures en normandie et Nico & Soso purent prendre le ferry pour rejoindre leurs amis autour d’un immense feu de joie et Tom & Emilie purent monter par la route en quatre minutes, battant un nouveau record maintenant que la neige fondait. Tout se finissait bien. Les rires et l’amitié remplaçant l’incompréhension et la colère dans les cœurs.
    C’est alors qu’au cœur du crépuscule, Olivier, le nez au vent et l’œil vif, vit arriver au loin un étrange oiseau qui n’était pas un corbeau. Déjà, l’arc dans la main, il visait et il bandait. (Son arc.) Céline lui demanda s’il était sûr de lui, car une femme vendéenne est toujours pleine de questions. Après tout, c’est l’instinct du chasseur qui parlait. La masse volante s’effondra au sol quelques instants après et ils allèrent la chercher. Ils découvrirent, au milieu des restes de neige, un petit corps humanoïde auquel des ailes avaient été ajoutées dans le dos. « Ils ont tué Tatal, les e*f*i*é* !! »

    Sinon tout va bien. RAS.

    • Six Pieds sur Terre septembre 1, 2013

      Rien de bien original en sommes.

      • Sonya & John septembre 2, 2013

        je suis definitivement fan!!!
        Tatal, tu as trouvé ta reconversion : scenariste chez Canal+!!!
        bisous à tous et à bientôt pour (j’espère) de nouvelles aventures!

  5. Jacky août 29, 2013

    L’énigme lui a fait perdre la raison…
    Paix à son âme embrumée !
    :)

  6. Mélanie août 30, 2013

    Folie tatalesque quand tu nous tiens

  7. bichon août 31, 2013

    bonjour à vous trois
    quel beau voyage…
    c’est passé vite !

    Très envie de vous voir quand est votre retour ?
    Il faisait très beau hier et il pleut aujourd’hui à Nantes.

    • Six Pieds sur Terre septembre 1, 2013

      Bonjour Adeline,
      Et bien ce n’est pas encore fini, nous devrions être rentré début octobre.
      Bisous.

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