Climat en Uruguay et ses particularités saisonnières intriguent souvent les voyageurs qui connaissent surtout les voisins géants que sont l’Argentine et le Brésil. Pourtant, ce petit pays posé entre le Rio de la Plata et l’océan Atlantique réserve une météo étonnamment douce, rythmée par de claires variations saisonnières. Les températures Uruguay restent globalement modérées, mais l’humidité Uruguay, les vents et l’influence océan Atlantique donnent à chaque période de l’année une ambiance bien distincte. Entre été en Uruguay chaleureux propice aux longues journées de plage et hiver en Uruguay frais mais rarement glacial, le voyageur doit surtout jongler avec les précipitations Uruguay, la fréquence des brouillards et les épisodes de vent parfois soutenus.
En parcourant Montevideo, Colonia del Sacramento, Paysandú ou la côte sauvage de La Paloma, on réalise vite que le climat tempéré du pays n’est pas seulement une statistique, mais un véritable art de vivre. Carnaval de Montevideo en plein mois de janvier, festivals gauchos en avril, observation des oiseaux en juin, farniente sur les plages de Rocha en décembre : chaque saison s’accompagne de ses rituels, de ses fêtes et de ses paysages. En filigrane, on se pose toujours la même question : quand partir en Uruguay pour profiter au mieux de ce décor changeant mais jamais hostile ? C’est ce que dévoilent les sections qui suivent, nourries d’expériences de terrain et de conseils pratiques pour ajuster son itinéraire à la météo, tout en gardant une grande part de spontanéité.
- Climat Uruguay : tempéré, sans extrêmes, mais humide et venteux une bonne partie de l’année.
- Saisons Uruguay : véritable alternance des quatre saisons, avec un été austral de décembre à mars et un hiver de juin à août.
- Été en Uruguay : idéal pour les plages et le carnaval, avec 25–28°C en moyenne et une forte influence maritime.
- Hiver en Uruguay : frais mais rarement froid, autour de 10–16°C, propice aux visites urbaines et aux expériences culturelles.
- Variations saisonnières : printemps et automne marqués par le vent, des pluies fréquentes et une lumière magnifique.
- Humidité Uruguay : omniprésente, elle renforce la sensation de froid en hiver et de chaleur en été.
- Quand partir : mars–avril et octobre–début décembre sont souvent les meilleurs compromis pour voyager.
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Climat Uruguay : un climat tempéré façonné par l’océan et les vents
Le climat Uruguay appartient à la famille subtropicale humide, mais il est modéré par une forte influence océan Atlantique. Concrètement, cela signifie des hivers doux, des étés chauds sans excès, et des précipitations Uruguay réparties tout au long de l’année, sans véritable saison sèche. Le pays, relativement plat, ne possède pas de chaînes de montagnes capables de bloquer les masses d’air ; les fronts froids venant du sud et les influences plus chaudes du Brésil circulent donc assez librement, donnant une atmosphère changeante, surtout au printemps.
En comparant les cartes climatiques, on retrouve d’ailleurs un profil proche du sud-est des États‑Unis, tout en rappelant certains traits climatiques du nord-ouest de la France : hiver humide et gris, été moite, alternance de perturbations rapides et de belles périodes ensoleillées. Les analyses climatiques détaillées confirment ce portrait, avec des moyennes thermiques assez homogènes du nord au sud, mais une météo quotidienne parfois capricieuse.
Pour ressentir concrètement cette ambiance, imaginez Lucie et Diego, un couple de voyageurs francophones qui décide de traverser le pays du sud au nord. À Montevideo, en juillet, ils affrontent un crachin persistant, 13°C au thermomètre et un vent humide qui oblige à garder la capuche serrée. Trois jours plus tard, à Paysandú, le soleil perce, les mêmes 13°C leur semblent soudain beaucoup plus supportables. C’est l’un des paradoxes de ce climat tempéré : la sensation ressentie varie énormément selon le vent et l’humidité, plus que selon la simple valeur chiffrée.
Les températures Uruguay restent donc contenues, mais la forte humidité Uruguay renforce l’effet perçu. En janvier, 27–28°C peuvent apparaître lourds si l’air est saturé d’eau et que le vent se calme, surtout à Montevideo ou Punta del Este. En hiver, 10–12°C avec un vent du sud-est bien installé donnent l’impression d’un froid mordant, en particulier le long du Rio de la Plata. C’est pour cela que les Uruguayens, comme leurs voisins argentins, parlent beaucoup du vent lorsqu’ils décrivent la météo.
Les différences régionales existent, mais elles restent modestes. Le nord-ouest, vers Salto ou Artigas, connaît des étés un peu plus chauds et des hivers particulièrement cléments. Le sud, plus exposé aux vents marins, affiche une météo plus fraîche et changeante, notamment à Montevideo et à Colonia del Sacramento. Sur la façade océanique, de La Paloma à Punta del Diablo, la brise maritime régule bien la chaleur estivale, ce qui en fait un excellent refuge pour les voyageurs qui redoutent les canicules.
Pour se faire une idée globale des chiffres, les diagrammes de sites spécialisés comme les données climatiques mondiales ou les relevés de climate‑data.org montrent des moyennes mensuelles toujours comprises entre une dizaine de degrés en plein cœur de l’hiver et un peu moins de 30°C à la pointe de l’été. Mais voyager en Uruguay, c’est justement apprendre à lire entre ces lignes, en prenant en compte la direction du vent, la proximité de la mer et la saison choisie.
Comme l’Uruguay n’affiche pas de relief spectaculaire, il est intéressant de comparer son climat à d’autres pays andins pour situer le curseur. Par exemple, si vous explorez les contrastes décrits dans les articles sur le climat de l’Équateur, vous verrez à quel point l’Uruguay apparaît homogène. Cette régularité permet de planifier plus facilement un voyage, mais n’empêche pas les surprises quotidiennes. En résumé, ce pays est une terre de nuances plus que d’extrêmes, où les changements subtils comptent davantage que les records météo spectaculaires.
Ce socle climatique général pose le décor. Pour préparer un voyage concret, il faut maintenant plonger dans le rythme de l’année, mois après mois, en suivant les pas de Lucie et Diego et de leurs rencontres avec les Uruguayens qui vivent au quotidien ces transitions saisonnières.

Saisons Uruguay : été, automne, hiver et printemps au fil des mois
Les saisons Uruguay sont nettement marquées, suffisamment pour que les habitants adaptent non seulement leurs vêtements, mais aussi leur rythme de vie et leurs activités. L’été en Uruguay, de décembre à mars, rime avec plages, fêtes et carnavals, tandis que l’hiver en Uruguay, de juin à août, privilégie les cafés, les musées et les soirées autour d’un bon asado à l’abri du vent. Entre les deux, un printemps parfois agité et un automne lumineux offrent des compromis intéressants pour les voyageurs qui aiment éviter les foules.
Janvier est le mois le plus chaud de l’année. Les températures Uruguay tournent autour de 27–28°C, avec un ensoleillement généreux, des orages ponctuels et un taux d’humidité élevé. Lucie et Diego s’installent à Montevideo à cette période et découvrent un pays qui vit dehors. La rambla se remplit de joggeurs et de familles, tandis que le grand défilé annonçant le carnaval anime le centre-ville, avec ses troupes de candombe, ses danseurs de samba et ses reines du carnaval. Pour se rafraîchir, ils embarquent ensuite pour les plages du département de Colonia, entre Colonia del Sacramento et San José, où l’Atlantique et le Rio de la Plata se confondent dans des eaux calmes.
En février, les journées restent chaudes, proches de celles de janvier, mais les précipitations Uruguay montent d’un cran : 10 à 11 jours de pluie sont fréquents. L’atmosphère reste néanmoins lumineuse, car les nuages défilent rapidement, laissant souvent place à un ciel bleu éclatant. C’est le moment fort du carnaval, particulièrement dans le quartier de Barrio Sur à Montevideo, berceau historique de la communauté afro-uruguayenne. Les rues vibrent au son des tambours de candombe, et Lucie se surprend à apprendre les pas de base au détour d’une répétition de comparsa. C’est l’illustration parfaite de ce que donne la saison chaude : chaleur, humidité, mais surtout effervescence culturelle.
Avec mars, l’été s’adoucit. Les moyennes thermiques descendent vers 25°C, les pluies se font plus rares, l’air devient un peu plus sec. Beaucoup considèrent cette période comme l’une des meilleures pour visiter le pays. Les Uruguayens retrouvent un rythme plus tranquille après le rush estival. Lucie et Diego en profitent pour s’enfoncer dans les terres jusqu’au Parque del Río Olimar, dans le département de Treinta y Tres, où se tient le festival del Olimar à la fin du mois. Sous un ciel généralement dégagé, ils assistent à des concerts de musique folklorique, dégustent des spécialités locales et discutent climat avec des musiciens qui jurent que « mars, c’est le mois parfait pour camper ».
En avril, l’automne s’installe clairement. Les températures journalières tournent autour de 21–22°C, avec des averses occasionnelles. L’ambiance devient plus douce et mélancolique, surtout dans les campagnes où les feuilles commencent à jaunir. C’est aussi un mois de grandes célébrations rurales : le festival Minas y Abril, à Minas, et la fête de la tradition gaucho à Montevideo. Dans le parc Batlle, Lucie et Diego regardent défiler des centaines de cavaliers en bombacha et chapeau, sous un ciel changeant, typique de cette période de transition. L’automne uruguayen révèle alors une facette plus intime et terrienne du pays.
Mai marque une nouvelle marche vers la fraîcheur, avec environ 17°C en moyenne. Les journées restent largement ensoleillées, même si l’on compte une huitaine de jours de pluie. C’est un mois où Montevideo se prête particulièrement aux flâneries. Le couple de voyageurs prend l’habitude de remonter chaque jour un peu plus la rambla, s’arrêtant pour observer les pêcheurs, avant de grimper au Cerro de Montevideo pour contempler la ville s’étendre au bord de l’eau. Un simple pull suffit, mais la sensation de fraîcheur augmente lorsque le vent se lève.
En observant ces premiers mois de l’année, on comprend à quel point les variations saisonnières donnent une personnalité différente aux mêmes lieux. Les plages de Colonia, bouillonnantes en janvier, se calment en mars ; la capitale, brûlante d’énergie pendant le carnaval, devient contemplative en mai. Pour approfondir ces repères de calendrier, les fiches pratiques de sites dédiés comme ce guide sur les meilleures périodes pour partir en Uruguay ou encore les synthèses de Ou-et-Quand aident à croiser envies de voyage et réalité météo.
Ce premier survol de l’année donne les contours, mais chaque saison mérite d’être détaillée, tant du point de vue du ressenti que des activités possibles. Passons donc au scan complet, mois par mois, pour ajuster au mieux valise, budget et itinéraires.
Températures Uruguay et précipitations : l’année mois par mois
L’un des atouts du pays, c’est la lisibilité de ses températures Uruguay et de ses précipitations Uruguay. Pas de canicules interminables ni de froid extrême, mais une alternance raisonnable, ponctuée de quelques salves de vent et de pluies parfois intenses. Pour un voyageur, le vrai défi consiste moins à éviter les extrêmes qu’à comprendre les nuances de chaque mois.
Nous avons déjà évoqué janvier, février et mars, cœur de l’été en Uruguay. En avril, 21–22°C, quelques averses, puis en mai environ 17°C et une dizaine de jours de pluie. En juin, dernier mois de l’automne, la moyenne tombe vers 14°C. Bonne nouvelle : les pluies ont tendance à se raréfier, ce qui permet de parcourir routes et chemins en limitant les imprévus. Lucie et Diego choisissent cette période pour remonter la côte est jusqu’à Laguna de Castillos, attirés par les 200 espèces d’oiseaux qui fréquentent le site. Malgré un ciel parfois voilé, ils bénéficient d’une météo suffisamment stable pour multiplier les sorties en barque et les balades dans la forêt d’ombúes.
Juillet marque le cœur de l’hiver en Uruguay. Avec environ 13°C, le thermomètre ne descend pas bas, mais l’humidité et la couverture nuageuse donnent souvent une sensation plus froide. C’est probablement le mois le moins attrayant pour la majorité des touristes. Pourtant, Lucie et Diego décident de rester, curieux de voir la capitale sous un autre visage. Ils découvrent un Montevideo plus introverti, où l’on s’attarde dans les cafés de Ciudad Vieja, où l’on profite des musées presque vides et des marchés couverts sans la chaleur étouffante de l’été. Cette saison rappelle un peu une fin d’automne européenne, idéale pour ceux qui voyagent pour la culture plus que pour la plage.
En août, les valeurs se maintiennent autour de 13–15°C, mais les vents se renforcent et l’humidité Uruguay devient plus pesante. Beaucoup de locaux décrivent cette période comme la plus désagréable de l’année, car on cumule fraîcheur, vent et averses. Ce n’est toutefois pas un frein absolu au voyage : avec des vêtements imperméables et un planning flexible, on peut largement explorer les villes et les vignobles. En revanche, la côte n’offre pas encore son meilleur visage.
Septembre ouvre les portes du printemps, avec 16–18°C. La météo alterne pluie, nuages et jolis rayons de soleil. C’est un mois intéressant pour les amateurs de patrimoine. Autour du 18 septembre, la Journée du Patrimoine permet d’entrer dans des bâtiments d’ordinaire fermés au public, comme le Parlement ou la résidence présidentielle. Lucie et Diego planifient exprès leur itinéraire pour coïncider avec cette date et découvrent une Montevideo fière de son architecture, sous un ciel extrêmement changeant. Ils gardent toujours à proximité un parapluie et une veste, mais cela fait partie du charme printanier.
En octobre, le réchauffement se poursuit : environ 18°C, des conditions proches de celles de septembre mais avec une impression générale de lumière plus franche. Les averses restent fréquentes, mais les journées prolongent enfin les soirées. C’est le mois que le couple choisit pour faire une parenthèse à Atlántida, une petite station balnéaire paisible à l’est de Montevideo. Les plages sont presque désertes, parfaites pour un pique-nique ou une séance de lecture face à la mer. Les habitants aiment raconter que Carlos Gardel, figure mythique du tango, appréciait venir s’y ressourcer, profitant lui aussi de ce doux entre-deux saisonnier.
En novembre, les variations saisonnières se font clairement sentir : l’été arrive. Les températures grimpent vers 21°C, tandis que la pluie se manifeste une dizaine de jours dans le mois. Les Uruguayens commencent à parler sérieusement des vacances à la plage, les premiers touristes argentins se montrent dans les stations balnéaires, et les journées se réchauffent rapidement après chaque averse. Pour Lucie et Diego, c’est le moment parfait pour louer une voiture et parcourir à nouveau la côte, cette fois avec la perspective de quelques baignades.
Décembre lance véritablement la haute saison. Les valeurs tournent autour de 25°C, les pluies restent présentes comme en novembre, mais la lumière et l’ambiance changent du tout au tout. La Paloma, sur la côte atlantique, se remplit de surfeurs, de familles et de backpackers. Ses longues plages de sable clair, son port animé et ses vagues puissantes en font l’un des spots estivaux les plus agréables du pays. Pour qui fuit l’hiver de l’hémisphère nord, c’est un refuge de choix, à condition d’accepter quelques épisodes pluvieux.
Pour visualiser ces enchaînements climatiques, les guides de voyage tels que le Routard sur le climat uruguayen ou les analyses synthétiques de Maisons du Voyage offrent de bons repères, à conjuguer avec vos priorités : surf, randonnée, culture, vie nocturne. Un même mois peut être idéal pour l’un et moins pratique pour l’autre.
Ce tour de calendrier montre que l’Uruguay, plus qu’un pays de records, est une terre de rythmes subtils. Pour rester maître de son voyage, encore faut‑il comprendre comment ces cycles diffèrent entre les régions, même si les cartes climatiques semblent annoncer une grande homogénéité.

Été en Uruguay, hiver en Uruguay : ce que l’on vit vraiment sur place
Entre les chiffres des moyennes mensuelles et la réalité vécue sur le terrain, il y a parfois un fossé. L’été en Uruguay et l’hiver en Uruguay ne se résument pas à une question de degrés, mais à une ambiance, un rythme social, une manière d’occuper l’espace public. Pour un voyageur, cette dimension est tout aussi importante que les courbes climatiques.
En été, de décembre à mars, le pays bascule dans une version légère de lui‑même. À Montevideo, la vie sociale se déplace vers la rambla, les parcs et les terrasses. Les 27–28°C de janvier semblent doux par rapport à certaines régions du Brésil voisin, mais la combinaison chaleur + humidité peut surprendre lors des journées sans vent. Heureusement, l’influence océan Atlantique et du Rio de la Plata souffle régulièrement une brise rafraîchissante, surtout en fin d’après‑midi. C’est le moment idéal pour profiter des plages urbaines de la capitale, ou pour sauter dans un bus vers les stations du sud-ouest ou de la côte est.
Le carnaval donne à cette saison une dimension supplémentaire. Contrairement à d’autres pays où la fête se limite à quelques jours, Montevideo vit au rythme du carnaval pendant plusieurs semaines, de la mi-janvier au début mars. Lucie et Diego, qui pensaient ne rester que quelques jours, prolongent volontiers leur séjour pour suivre plusieurs tabladas (spectacles de rue) dans les quartiers populaires. Ils découvrent ainsi comment le climat conditionne la culture : sans ces soirées tièdes et sans pluie, les longues performances de candombe et de murga ne seraient tout simplement pas possibles.
À l’autre bout de l’année, l’hiver en Uruguay possède un charme discret. Le thermomètre, autour de 10–16°C, n’effraie pas les voyageurs européens habitués aux froids plus vifs, mais la sensation peut être trompeuse. À Montevideo, un vent humide persistant peut rendre les matinées piquantes, surtout lorsqu’un front froid débarque depuis la Patagonie. Les Uruguayens sortent alors leurs manteaux les plus épais, tandis que les visiteurs s’étonnent de voir autant de doudounes pour une température à peine supérieure à 10°C.
C’est pourtant une excellente saison pour s’immerger dans la vie quotidienne des villes. Lucie et Diego profitent de ce rythme plus calme pour explorer les marchés couverts, tester les parrillas sans file d’attente, assister à des concerts en salle et discuter longuement avec les habitants. La météo, parfois maussade, devient un prétexte pour se réfugier dans les librairies, les cafés historiques et les musées, notamment à Montevideo et Colonia del Sacramento.
Entre ces deux pôles, le printemps et l’automne font figure de saison « coussin », très appréciées des voyageurs en quête d’équilibre. En mars–avril ou octobre–début décembre, les températures Uruguay sont agréables, l’humidité Uruguay reste présente mais supportable, et les flux touristiques sont plus modestes. Ces périodes permettent de traverser le pays sans se soucier de la canicule ni des pluies interminables, tout en profitant d’une offre culturelle toujours active. Pour approfondir la comparaison avec d’autres destinations, les voyageurs qui consultent des ressources comme les meilleures périodes pour la Colombie verront rapidement que l’Uruguay est, en quelque sorte, une version plus régulière et plus prévisible du climat sud-américain.
Un autre aspect à considérer est le rapport entre climat et coût de la vie. En haute saison estivale, notamment en janvier et février, les prix des hébergements sur la côte explosent. La Paloma, Punta del Este ou Punta del Diablo deviennent prises d’assaut, avec des tarifs qui peuvent doubler par rapport au reste de l’année. En hiver ou en mi-saison, les prix se détendent, et l’on peut profiter d’hôtels ou de cabañas bien situés pour un budget plus raisonnable. Lucie et Diego constatent, carnet de dépenses à l’appui, que voyager en octobre leur revient nettement moins cher qu’en plein mois de janvier, pour une météo pourtant très agréable.
Enfin, le climat joue aussi un rôle dans le choix de s’installer durablement dans le pays. De plus en plus d’Européens ou de Nord-Américains s’intéressent à la qualité de vie uruguayenne, perçue comme sereine et stable. Des témoignages et retours d’expérience, comme ceux partagés dans des ressources sur le fait de s’installer en Uruguay, soulignent souvent que ce climat tempéré, sans excès, contribue grandement au confort quotidien. Moins de contraintes liées au froid extrême ou aux canicules signifie aussi une facture énergétique mieux maîtrisée, des activités de plein air accessibles toute l’année et une vie sociale relativement continue.
Quand on met bout à bout ces dimensions vécues, on saisit mieux pourquoi la simple lecture des moyennes météorologiques ne suffit pas. L’Uruguay se découvre aussi par sa façon d’habiter les saisons, d’investir l’espace public en été ou de se recentrer en hiver. Pour aller plus loin dans la préparation de votre séjour, il reste à voir comment ces grandes lignes se déclinent d’une région à l’autre.
Influence océan Atlantique et nuances régionales : du sud côtier au nord-ouest plus chaud
Bien que les cartes climatiques présentent une relative homogénéité, quelques nuances régionales méritent d’être soulignées. L’influence océan Atlantique façonne fortement la météo du sud et de l’est, tandis que le nord-ouest, plus continental, connaîtra des étés plus ardents et des hivers encore plus doux. Pour un itinéraire bien construit, ces différences peuvent orienter le choix des étapes selon la saison.
Commençons par le sud, avec Montevideo et la région de San José. Ici, la proximité du Rio de la Plata adoucit les excès de chaleur, mais renforce souvent l’humidité et le vent. En été, le thermomètre reste rarement au-dessus de 30°C, mais les journées peuvent être lourdes si la brise tarde à se lever. En hiver, les 10–13°C se ressentent comme un froid pénétrant, surtout lorsque le vent du sud‑est s’engouffre dans la baie. Lucie et Diego comprennent vite pourquoi les habitants insistent tant sur le choix d’un bon coupe-vent.
À l’ouest, du côté de Colonia del Sacramento et Paysandú, la situation évolue légèrement. Colonia, ville coloniale face à Buenos Aires, bénéficie elle aussi de la présence du Rio de la Plata, avec un climat très proche de celui de Montevideo. Paysandú, plus en amont sur l’Uruguay, profite parfois de journées plus chaudes en été, tout en restant relativement humide. Les sources thermales de la région (comme à Daymán, près de Salto) sont justement appréciées en mi-saison ou en plein hiver, lorsque la météo est fraîche mais pas glaciale. C’est un excellent exemple de manière d’embrasser le climat plutôt que de le subir.
En s’orientant vers l’est, la façade atlantique, de La Paloma à Punta del Diablo, se trouve directement exposée aux effets de l’océan. Résultat : des étés très plaisants, grâce à la ventilation quasi constante, et des hivers parfois plus rudes du fait du vent franc venu du large. Les précipitations Uruguay y restent fréquentes, mais ce sont surtout les rafales qui marquent le caractère de cette côte. Pour un séjour balnéaire, viser la période allant de fin décembre à fin mars garantit la meilleure combinaison entre chaleur, ensoleillement et température de l’eau.
Le nord‑ouest fait un peu figure d’exception. Vers Salto, Artigas ou Rivera, les températures Uruguay montent plus haut en été, avec davantage de jours où l’on frôle ou dépasse les 30°C. L’hiver en Uruguay, dans ces zones, est encore plus adouci que dans le sud, avec des nuits rarement froides. Pour qui aime les climats un brin plus contrastés mais sans excès, cette région peut constituer une alternative intéressante, par exemple en juillet–août, lorsque la côte sud est plus grise et humide. Les ressources spécialisées comme les conseils de départ pour l’Uruguay ou les guides de Voyageurs du Monde évoquent brièvement ces nuances, mais rien ne remplace le témoignage d’habitants rencontrés sur place.
Pour Lucie et Diego, la prise de conscience survient lors d’un trajet hivernal entre Montevideo et Salto. Ils quittent une capitale balayée par un vent froid et un ciel plombé. Huit heures de bus plus tard, ils descendent dans un air nettement plus doux, où l’on se promène facilement en simple pull. Ce contraste, pourtant modeste sur le papier, influe immédiatement sur leur humeur et sur leur programme : bains thermaux, balades en bord de rivière, longues soirées en terrasse. Ils comprennent alors que, même dans un pays de taille moyenne, le climat peut suggérer des itinéraires saisonniers.
En élargissant la perspective à l’échelle de l’Amérique du Sud, on voit que ces nuances restent toutefois modestes par rapport à d’autres pays. Au Pérou, par exemple, passer de la côte à la cordillère ou à la forêt amazonienne implique des changements d’échelle beaucoup plus radicaux, comme le décrivent bien les itinéraires autour des merveilles du Pérou ou de la montagne arc‑en‑ciel. L’Uruguay, lui, joue dans le registre de la continuité, ce qui rassure les voyageurs en quête de prévisibilité.
Au bout du compte, comprendre l’empreinte de l’Atlantique, des fleuves et des vents sur ce petit pays permet d’affiner son projet de voyage : été côtier ventilé, hiver urbain douillet, mi‑saison vagabonde du sud au nord-ouest. Entre ces lignes climatiques se dessinent les contours d’un Uruguay à la fois discret et attachant, qui se prête admirablement aux explorations patientes.
